de bric et de blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 3 janvier 2005

Changement de crèmerie !

J'ai l'honneur et l'avantage de vous annoncer que les opérations de migration sont terminées!

de bric et de blog se trouve donc dorénavant à cette adresse :



Que soient ici remerciés, par ordre d'apparition dans le forum Dotclear: Pour éviter de continuer à transférer les commentaires d'une adresse à l'autre (avec les risques de perte que cela comporte), je ferme les commentaires céans

Tarquinou au nutella

Tarquinou mange une gaufre au nutella


Vous ne saviez pas que Tarquinou aime le nutella ?

Je vois d'ici Laurent maugréer sur la coupable facilité de ces billets qui engluent leurs lecteurs dans le nutella !

Sauf que là, ce n'est pas moi qui ait commencé, c'est Autchoz !!

Et avec la bête de course côté peintures de guerre que j'ai à la maison , je n'ai pas résisté au plaisir de vous faire partager une vue de mon papoose...

Vous comprenez dorénavant pourquoi, avant de lui servir une gaufre au nutella, je monte le chauffage et je le mets torse nu...

dimanche 2 janvier 2005

Clin d'oeufs

trois oeufs au plat formant un visage

Quand je vous dis que je suis une artiste !!

Veuve Tarquine en perruque

Je me suis arrachée les cheveux, tous !

Au début c'était un cheveu par ci, un cheveu par là.

Avec des acalmies car au fil de mes arrachages, je suis parvenue à transférer une table par ci, une table par là, sur les 11 qui composent la base de ce blog, 10 ont finalement accepté de prendre leur marque dans leur nouvelle maison.

Mais il y en a une qui refuse obstinément de quitter cet endroit, c'est la table des commentaires.

Vos commentaires à vous, les commentaires qui ont fait vivre ces carnets, qui m'ont fait rire, m'ont fait vibrer, m'ont consolée, m'ont fait parfois pleurer et même mis en colère !

Ces commentaires-là, j'y suis attachée comme à la prunelle de mes yeux.

Franchement, est-ce que vous vous déménageriez en laissant votre trésor au milieu de la pièce principale ?

Et bien moi, non !

Je ne veux pas d'un nouveau blog, je veux MON blog duquel font partie intégrante VOS commentaires.

J'ai vraiment tout essayé (sauf mettre un cierge à Sainte Rita mais vous connaissez mes convictions...) alors dorénavant, je porte une perruque... c'est coquet pour la nouvelle année !

Pour ceux qui souhaiterait connaître le détail de mes vaines entreprises, le fil de mes errements techniques est ici

Où il y a un temps pour tout, le temps d'avant et le temps d'après.

J'ai mal aux yeux à force de scruter toutes les imperfections que recèle mon nouveau bricablog.

Tant mieux, celles-ci ont le mérite de pouvoir être corrigées !

Et puis, en ce premier jour de l'année, cela m'évite de m'interroger sur le sens du temps qui passe.

Oh, ce n'est pas l'âge qui me fait réfléchir, mon âge, je ne sais pas pourquoi, je m'en suis toujours peu émue. Souvent je l'oublie, et puis je m'en fous un peu de vieillir... Je m'en réjouis presque maintenant. Pourquoi ? Et bien quand on vieillit c'est que l'on est pas mort... Moi par exemple, quand je pense à Tarquin, je sais qu'il ne vieillira plus jamais.

Non c'est pas l'âge qui me cuisine, c'est le temps qui passe.

Le temps qui me sépare de lui. Le temps qui l'éloigne de moi.

C'est une curieuse sensation, celle où l'on ne sait pas s'il faut se réjouir ou s'il faut craindre - non pas d'oublier, oh non ! - mais de sentir le temps arrondir les brisures de son passé.

Il y avait un avant et il y aura dorénavant un après.

De quoi il sera fait, je n'en sais, évidemment, foutre rien.

Mais comme je n'ai surtout pas envie de m'interroger sur ce que la vie me réserve, pas plus que je n'ai envie de larmoyer sur mon passé, je me réjouis de bricoler...

Cela n'empêche pas de pleurer ou de rire, cela n'enlève ni la douleur du passé, ni les petits plaisirs du présent, cela permet simplement de ne pas réfléchir au temps, aux temps échus et ceux à échoir.

Et je peux vous garantir qu'une table de commentaires qui refuse de se laisser importer, si cela vous détourne des temps qui échoient, cela ne vous protège pas votre patience, la mienne vient de passer de vie à trépas !

samedi 1 janvier 2005

Voeux de bonheur

Du givre sur du lierre dans le jardin de la demeure

Je vous adresse mes meilleurs voeux de bonheur.

C'est la seule chose qui compte être heureux... même un petit peu...

Alors essayons donc de l'être, même un petit peu.

Et de le faire un peu autour de soi, même un petit peu.

vendredi 31 décembre 2004

Samantdi en fleurs

Samantdi (aimant les imprimés) dessinée par Tarquinette (avec une robe à fleur)

J'ai un placard entier plein de pots de confitures que je garde précieusement pour elle.

Lui sont également destinés un lot de dessins d'enfants très colorés.

Vous saviez que Samantdi aime les imprimés ? non ? Et bien figurez-vous que Tarquinette, elle, elle le savait !

Où je satisfais l'appétit de certains blogueurs

Sous-vêtements masculins proposés dans le catalogue Manufrance de 1970 : combinaison avec caleçon long

Sous-vêtements masculins proposés dans le catalogue Manufrance de 1970 : slip kangourous et marcels

Les doigts encore maculés du cambouis de ma nouvelle et rétive installation, je tiens cependant parole et vous présente derechef les sous-vêtements masculins proposés dans le catalogue Manufrance de 1970 que plus d'une ont réclamés, voire, pour certain quasiment exigés...

Samantdi avait donc raison : cela ne présente aucun intérêt ! Encore que je reconnais que l'on peut s'interroger sur la mention des mesures à donner...

jeudi 30 décembre 2004

Ca déménage !

Je suis en train de transférer ces carnets vers un autre hébergeur avec mon nom de domaine bricablog.net.

Le temps que les choses se mettent en place ledit nom de domaine vous mènera du côté du néant webesque.

Je vous conseille donc d'utiliser l'adresse free pour venir admirer les horreurs de Manufrance, soit http://relie.c.free.fr/sessions/dotclear/ et pour m'écrire, cette adresse e-mail : bricablog@free.fr

Dès que la peinture est sèche et le cambouis oté de mes mains d'actrice je vous fais signe !

Et qui se souvient du produit qui préserve les mains d'actrice, hummm??

Cavaler vers l'année 1970

Vous les avez voulus : les voici !

Survêtements présentés dans le catalogue Manufrance de 1970



En ce qui me concerne ce ne sont pas les survêtements qui forment l'aspect le plus savoureux de cette page de catalogue...

Je trouve la coiffure de Madame... renversante !!

mercredi 29 décembre 2004

L'aimez-vous mon papier ?

Papiers peints proposés dans le catalogue Manufrance 1970



A ce niveau de laid ce n'est plus délicieux mais quasiment douloureux...

Le plus emblématique de l'année 1970 c'est bien évidemment le "ton brun et or, impression moderne", assez proche de celui auprès duquel Samantdi a grandi.

Moi il me rappelle les salles d'attentes, celles du dentiste et du médecin, je regardais ces énormes motifs comme de véritable labyrinthes qui me conduiraient hors de ces murs... ou de maillons qui formeraient une chaîne.

Curieusement, je n'ai aucune nostalgie (moi qui en déborde habituellement...) pour cette décoration là. Petiote, je la trouvais déjà laide...

mardi 28 décembre 2004

Tsunami en Asie du Sud Est

Via Autchoz

« Un blog a été créé concernant le Tsunami en Asie du Sud Est : Tsunami help.

La première chose qu'ils demandent au niveau de l'aide: How you can help 1. Please pass this URL around. »


Je ne suis pas certaine que cela serve à quelque chose mais je ne sais plus quoi faire pour me sentir moins conne bien à l'abri dans ma parcelle de continent en ces festives périodes de fin d'année.

J'ai fait un don en ligne hier soir.
Je n'ose plus lire les journaux, cela me fait pleurer.
Pleurer, ça sert à rien dans le cas présent.

Seule évidence, j'ai le sentiment aiguë de partager la même planète avec des gens dont j'ignorais tout.

Sauf que moi je suis de l'autre côté de notre Terre.

A l'attention de ceux qui musent

J'avise dans mes outils statisticiens des lecteurs assidus qui font défiler les pages de ces carnets pour les lire comme on feuillette un album de fin d'année.

Je vous connais !

Vous êtes coincés au boulot, entre Noël et le Jour de l'an. Vous êtes seuls et vous hésitez entre la joie d'être enfin tranquille et un morne ennui de lendemain et de veille de fête. Vous vadrouillez d'un blog à l'autre à la recherche d'un petit d'agitation, d'un peu de vie et surtout de repos !

Il faut dire que ces moments tranquilles ont quelque chose d'un peu magiques... et que sous une vague culpabilité vous savez bien que c'est maintenant qu'il faut y goûter ! Avant l'assourdissant concert téléphonique de lundi prochain !

Je vous comprends si bien que je vais me permettre de vous conseiller une petite série de lectures envoûtantes.

Allez donc faire un tour chez ma copine Kozlika, pour aller découvrir les histoires de la tante barrée.

Je ne doute pas un instant que vous ne goûtiez le charme fou de ces chroniques familiales et que vous ne riez aux éclats dans un Paris si désuet.
  1. le mariage de la tante barrée
  2. Où le foyer de la tante barrée s'agrandit
  3. Une soirée chez la tante barrée
  4. Tante Célestine à la pharmacie

Laid mais vous ?

de beaux ensembles de Salle de Bains


Si vous ne le saviez pas encore (mais franchement, je me demande comment vous pourriez l'ignorer si vous lisez souvent ces feuillets) je raffole du laid et des vieilleries.

Et bien figurez-vous que dans la demeure, il y a des trésors de vieilleries dont la laideur est proprement délicieuse.

Plus particulièrement, je viens d'exhumer de sa chape d'oubli, un catalogue Manufrance millésimé 1970 !

Bref, j'avertis les âmes sensibles, si vous êtes allergiques à la poussière, les jours prochains risquent de vous être pénibles...

Et pour ceux qui l'aiment laid, je vous propose de m'indiquer vos préférences :

Pour débuter vous souhaitez voir,

- le survêtement (en couple),
- la chemise Tergal (avec cravate assortie),
- les papiers peints,
- les salons de jardins,
- les sous vêtements pour hommes,
- ou tout autre série d'articles proposés dans ce volumineux catalogue ?

Vous l'avez compris, le prochain laid sera celui qui aura obtenu le plus de suffrages.

Cela ne constitue-t'il pas une délicate façon de vous faire endurer mes horreurs ? hummm ?

lundi 27 décembre 2004

Cadavres d'information

Si sous couvert d'information, vous aimez observer des cadavres d'enfants, allez donc faire un petit tour récréatif sur la page d'accueil du Monde.

Il ne vous reste plus qu'à cliquer votre gentil mulot dans la photo du Portfolio sur les ravages du tsunami et sur 15 photographies vous aurez l'immense plaisir d'en voir deux où un père tient un enfant mort dans ses bras !

Merci Le Monde pour cette agréable visite vespérale.

J'ai vraiment appris plein de choses ce soir...

Mais je me pose quand même une question... Mesdames et Messieurs du Monde, si ces photos n'avaient pas été prises à l'autre bout du monde, auriez-vous de la même façon exposé à la vue de tous, les cadavres de ces enfants ?

Je me suis bien amusée, vraiment, mais tout au fond de ma conscience, je finis par me demander si j'aurais aimé que l'on placarde ainsi le corps de mes marmots sans vie.

Et puis tiens ! j'ai une autre question : Est-ce que la dignité humaine s'entend différemment selon que l'on meurt en Asie ou en France ?

Sans doute que non, pour la première région, on ne "fait" que de l'information voyons !



Rajout de 20 heures 30 :

Je dois remercier ici Parisian Smile dont le billet donnez m'a permis de mettre à profit ma colère pour aller m'alléger de quelques petites dizaines d'euros (moi j'ai choisi MSF mais peu importe l'ONG...)



dimanche 26 décembre 2004

Noël à demeure

détail de la demeure


Pour ne pas penser à toutes les fêtes de Noël où nous guettions ensemble l'éclat ravi des yeux de nos bambins j'ai songé à mes Noëls d'enfant, avec mes parents.

Ils ne sont plus là mais nous étions chez eux.

J'ai bien regardé autour de moi.

J'ai aussi regardé en l'air.

Alors je me suis dit que l'on est décidément très bien à s'agglutiner dans les fauteuils du grenier.

Qu'au printemps on gonflerait l'énorme piscine que Tarquin avait acheté le dernier été.

Je me suis souvenu du balai qu'il empoignait aux premiers beaux jours pour dépoussiérer le coin dehors, celui sous l'avancée du toit, trop assombrie par l'énorme tilleul. Je me suis rappelé qu'il le passait en maugréant contre ceux qui mettaient l'hiver à profit pour venir l'encombrer.

Et puis partout, surtout, dans chaque meuble, dans chaque bouquin, il y a un clin d'oeil de papa et maman.

Mais franchement, je n'ai pas envie de passer ma vie à pleurer mon passé, à me dire tout ce que j'aurais pu faire, devenir, vivre ou penser si la mort n'avait cueilli tout ce beau monde.

Je n'ai rien vraiment d'une nature contemplative.

Alors j'ai arraché des pans de papiers antédiluviens sous lesquels se dissimulaient d'autres plus laids encore !

Et puis je pense que je vais poncer le plancher planqué sous le lino du grenier... et... et...

Et ici, il y aura encore des Noëls, et peut-être un jour je cesserai de ne penser qu'à l'unique et ultime Noël de Tarquinou avec son père...

samedi 18 décembre 2004

Où des jouets et des escaliers se font bouleversants

Ce matin, la hotte du Père Noël a été livrée. Elle devait l'être en semaine mais les jouets ont traînés et ne sont arrivés qu'aujourd'hui, date ultime puisque c'est ce jour que nous partons.

Les jouets sont arrivés et les trois Tarquinets sont présents, se demandant âprement qui s'annonce par cette sonnette d'interphone...

Pas moyen de faire autrement, je les abandonne deux secondes pour aller chercher les paquets en bas (car de nos jours les livreurs postaux refusent de monter dans les étages, même avertis de la présence d'enfants en bas âge ils vous claquent le combiné au nez et vont déposer vos paquets à votre bureau de Poste...)

De retour parmi eux (et les jouets dans le couloirs) je réfléchis : comment vais-je donc remplir le coffre de la voiture sans attirer leur attention ? Une seule façon : le faire sans eux !

Je leur jette un coup d'oeil : Tarquinet est noyé dans la télé, Tarquinette enfile des perles et Tarquinou rince les manches de son pull dans un fond de cuvette. Oui ! Pourquoi pas après tout ! C'est quand même mieux que de leur gâcher la magie de Noël !

Je répète, je mets en garde, je rassure et surtout je me dépêche. Le coffre de ma voiture est un gouffre, me voilà déjà de retour.

Arrivée dans le couloir j'avise d'abord le chat Tarquari flairant le paillasson des voisins. Tiens, pourtant j'étais sure d'avoir claquée la porte en partant !

Je me rue dans l'appartement par la porte ouverte en grand. Tarquinet est bien présent, toujours noyé dans la télé. J'appelle la puinée et le petit dernier en vain. J'interroge, je questionne, j'enquiers. Un morne "heu..." me fait sortir de mes gonds et jette Tarquinet dans ses vêtements, tout à coup paniqué par le ton de sa mère.

Je fonce dans le couloir Quel escalier prendre ? Monter ? Descendre ? Où chercher ? Je dévale les degrés en hurlant, en appelant ma belle et mon bébé, à tue-tête, à corps et à cris.

Parvenue au rez de chaussée je reconnais immédiatement le "Maman" de Tarquinou. Je sors de la cage d'escalier et je les vois tous les deux. Les yeux rougis et l'angoisse à fleur de paupière. Ils se donnent la main. Tous les deux, d'habitude à se chamailler, ils se tiennent serrés l'un contre l'autre, se rassurant de la chaleur de l'autre. Tarquinette est pieds nus, entortillée dans un paréo jaune fluo, un marcel fleuri sur son dos. Tarquinou en couche et chaussettes patauge dans l'eau qui dégoutte de ses manches imbibées.

Je les ai pris contre mon coeur ma belle et mon bébé qui étaient partis à la recherche de leur mère.

Nous sommes revenus près de Tarquinet tout penaud d'avoir été si absent.

Et maintenant, tous ensemble, nous partons.

Passez un joyeux Noël, nous allons essayer d'en faire autant.

"Pour être un compagnon idéal, il faut être un homme idéal"

Editorial de l'Almanach Breton - Edition 1973


Almanach du marin breton, édition 1973

  • un peu d'art de saisir le côté drôle des choses,
  • un peu de modestie,
  • Une bonne part d'aptitude à se regarder soi-même, de l'extérieur, en se disant "mon gaillard, vois un peu ce que tu es en train de faire !"
  • la notion qu'après tout chacun peut se tromper,
  • l'art de ne rien exagérer,
  • probablement pas mal d'amour des autres,
  • et tout cela, pourtant, sans septicisme !



Ce billet est entièrement dédié à Laurent.


Alpha-Ribole

alpha-ribole

Je dois la puissance de cette nouvelle oeuvre maîtresse à la brutalité des grossièretés que m'ont concédées les Tarquinets. Se sont elles qui composent le socle de cette composition philosophique et dans lequel vient s'articuler l'authenticité du métal des mots au fer rouge.


Ah et puis, j'oubliais l'essentiel , sur un air archi-galvaudé :

"tout ça ne vaut pas... un beau prout à la Bourboule !"
Tout ça ne vaut pas, une belle moue en cul de poule..."

jeudi 16 décembre 2004

Anonymat et vérité

des masques


Comme les blogs font bien les choses, deux billets, ici et , sont venus éclairer le fond de certaines pensées qui me trottaient dans la tête ces derniers jours.

Vous ne le savez peut-être pas mais j'ai un anonymat de pacotille, certains ont eu la délicatesse de m'en avertir, d'autre de m'écrire en citant mon nom comme si j'allais être apeurée par la profondeur de leur découverte...

J'en suis évidemment consciente et j'y attache tellement d'importance que je prends même pas le soin de cacher ma trombine.

Pourquoi donc être anonyme ? Pourquoi ne pas inscrire mon nom sur ces pages puisqu'il m'importe peu que vous le connaissiez ?

La réponse est très simple : parce qu'il en va de ma liberté. Mon Veuve Tarquine, c'est mon masque de Venise, peu m'importe qu'il ne me grime pas suffisamment, il me suffit ainsi.

Nul ne trouvera ma trace en écrivant mon nom dans un moteur de recherche. Si vous savez qui je suis, soit je vous l'ai dit, soit vous avez volontairement fouillé dans les rouages de ce carnet. Soit je vous ai fait confiance, soit c'est de vous même par un acte positif que vous avez décidé de savoir mon patronyme pour des raisons qu'il vous faudra m'expliquer...

Car de surcroît, cela ne me dérange pas, je ne renie ni ne médis ce que j'écris ici.

Simplement, Veuve Tarquine est libre comme l'air, elle n'applique pas les règles si tatillonnent tatillonnes que son Ordre imposent impose aux sites professionnels (je respecte scrupuleusement, en revanche, les principes essentiels de ma profession et au premier chef la confidentialité) Veuve Tarquine ne fait partie d'aucun Cabinet, Veuve Tarquine n'a pas de famille en dehors de celle qu'elle se reconnaît expressément (les Tarquinets et Philomène), Veuve Tarquine ne rend de compte à personne, Veuve Tarquine ne ménage aucune susceptibilité, Veuve Tarquine s'en fout d'être jugée.

Ici je refuse la neutralité, ici je ne vends rien, je ne veux pas faire plaisir, je ne veux contenter personne je ne représente personne d'autre que moi-même et peu m'importe que vous me connaissiez ou non. Aucun intérêt, aucune autre conviction que les miennes n'ont droit de cité sur ces carnets.

Ici je ne me cache pas, je m'affranchis.

Fi de de ma profession. Fi du regard d'une famille qui n'est pas la mienne. Fi des susceptibilités, de la pitié, des jalousies ou des envies. Je ne défends nulle chapelle et ne crains aucun jugement. Je n'ai rien à prouver, rien à démontrer, personne à convaincre.

Mon seul scrupule, c'est d'être obstinément honnête. Voilà pourquoi, en toute conscience, les craquelures de mon anonymat ne me gêne gênent pas.